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Description : AIDER, ACCOMPAGNER L'ENFANT SOURD SANS LE SURPROTEGER.
L'enfant sourd reste très dépendant des adultes qui l'entourent. Il ne peut assimiler un concept nouveau par ses propres moyens à cause des images auditives déformées qu'il est susceptible de recevoir. Il a donc besoin qu'on lui fasse vivre des situations qui illustrent et enrichissent la connaissance des concepts. I l a besoin qu'on lui explique, qu'on l'aide à prononcer correctement à reconnaître auditivement et à employer les concepts à bon escient. Il faut vérifier sans cesse qu'il a bien compris.
C'est pourquoi le travail individuel orthophonique (entraînement de l'audition action sur la voix, l'articulation l'enrichissement de la langue orale et écrite) et le soutien pédagogique spécialisé restent absolument indispensables et pour longtemps, à moins que les parents puissent assumer ce travail totalement. La surveillance médicale et le suivi prothétique de toute évidence, doivent également être poursuivis.
Ce travail est donc délicat. Il s'agit d'aider, d'accompagner l'enfant sourd et sa famille, mais sans les surprotéger, de le rendre autonome le plus vite possible, mais sans lui demander l'impossible, en tenant compte de chaque situation particulière.
Extrait : L'UTILISATION OPTIMALE DES RELIQUATS AUDITIFS.
Gubérina se fonde donc sur l’idée que tout sourd porte en lui-même les éléments nécessaires à sa rééducation, et donc que tous les sourds ont des restes auditifs non-négligeables dans les fréquences graves porteuses du rythme et de l’intonation. Ces fréquences graves récupérées ne masquent guère les fréquences plus aiguës indispensables pour la reconnaissance de certains sons et l’intelligibilité (auditive) de la parole.
Ce qui permet d'exploiter les fréquences les plus basses par le canal corporel et le reliquat auditif dans les fréquences graves. Cela permet de capter les éléments essentiels de la parole: I'intonation, image des tensions corporelles de l'affectivité, les accents, le rythme, les pauses.
Ces éléments appelés « valeurs de la parole » sont porteurs de la structure de la phrase, précisent la signification des mots et donnent du sens au discours. C'est en jouant avec l'intonation et le rythme que tout individu peut se permettre d'exprimer énormément d'idées avec un nombre de mots très limité au départ. Cet aspect est très travaillé dans la rééducation et permet d'investir immédiatement les apprentissages dans la communication orale avec les jeunes sourds, avant d'aborder un jour la définition des mots, les codages dans la langue orale, puis la grammaire et les subtilités de la langue écrite.
LA PERCEPTION EST D'ABORD POLYSENSORIELLE.
Pour que l'enfant puisse parler correctement, il faut qu'il perçoive, qu'il comprenne. Le professeur Gubérina, a démontré que toute personne sourde conserve la possibilité de percevoir et de comprendre la parole grâce à ses restes auditifs, mais aussi avec tous les organes sensoriels, et par le canal de son corps tout entier et donc il se fonde sur l’idée que les premières ébauches de la parole sont essentiellement motrices et que le corps joue un rôle de récepteur et d’émetteur important.
La perception est polysensorielle d'abord. L'audition permet ensuite de retrouver, de revivre, de se représenter, de relire, de réévoquer le vécu corporel. Toute cette activité est contrôlée et traitée par le cerveau. Il a été démontré aussi que le cerveau n'utilise pas la totalité des informations auditives pour discriminer et intégrer les signaux de la parole et qu'il filtre les informations en fonction des particularités de la langue maternelle chez l'entendant.
Il s'agit donc là d'une méthode active qui plaît aux enfants parce qu'elle a pour but d’éveiller le plaisir de la parole ainsi que son développement et d’obtenir une voix plus spontanée, et fait une large place au jeu dans ce qu'il présente de plus sérieux pour la construction de la personnalité enfantine (dramatisation, comptines et activités rythmiques
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