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Description : J'ai réalisé mon stage « découverte » dans un foyer d'hébergement pour adultes déficients visuels et/ou intellectuels légers-moyens à l'«École G.» à V.. Par ce stage, j'ai voulu découvrir et m'intéresser à ce qu'implique la déficience visuelle dans la vie quotidienne de ces personnes. J'ai voulu travailler mes limites et mon positionnement face à des adultes, sans porter atteinte à leurs libertés et à leurs choix. J’ai souhaité comprendre la place de l’éducateur et les problématiques des résidants. Au travers de cette expérience, j'ai souhaité développer ma capacité d’évaluation des aptitudes des personnes accueillies afin de proposer un accompagnement adapté. Il me semblait nécessaire dans ce stage de connaître le fonctionnement de l'établissement et les lois qui guident le travail des éducateurs.
Extrait : Je retiens de cette expérience que l’accompagnement de personnes déficientes intellectuelles et sensorielles requiert le développement des compétences aux niveaux des « savoirs faire »: être capable d’observer et d’instaurer une relation verbale ou non verbale afin de permettre une relation de confiance et un accompagnement éducatif. Être capable d’écouter, de veiller à garder « la suffisamment bonne distance » dont parle Winnicott pour ne pas être trop intrusif ou trop impliqué me paraît essentiel dans une relation. Les problématiques rencontrées, la dynamique institutionnelle m’ont amenée à questionner ma pratique, mes savoirs, mes représentations, mon identité. Par cette expérience, j’ai fait un travail sur ce que je peux renvoyer chez l’autre. Réfléchir sur la personne, s’interroger, se remettre en question, échanger est essentiel à mes yeux. J’ai dégagé l’essentiel du métier de ME du côté des « savoirs être ». C’est-à-dire de sa capacité à gérer ses sentiments, à savoir distinguer ce qui s’adresse à lui en tant que professionnel et non en tant que personne.
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