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Description : Dans le déroulement de notre formation à l’I nous avons eu à réfléchir et à essayer de mettre en place un projet dans le secteur du travail social.
Ce travail de groupe doit nous amener à utiliser les connaissances méthodologiques qui nous ont été enseignées et à nous faire travailler dans une perspective opérationnelle.
Les groupes de travail se sont ainsi formés librement, autour d’une idée partagée à priori par tous, mais chaque membre aura à soutenir la démarche qu’il a eue tout au long du projet.
Nous nous sommes ainsi retrouvés au nombre de sept (1 élève assistante sociale et 6 élèves éducateurs spécialisés) autour du projet suivant : mettre en place sur la Loire une structure d’accueil, de relais et de médiation pour des jeunes placés en institution ou en famille d’accueil.
Nous avons principalement utilisé les connaissances pratiques que nous ont données nos expériences professionnelles respectives pour aborder une problématique et avons privilégié l’opérationnel plutôt que le théorique.
Ainsi, notre approche et sans doute certaines de nos affirmations peuvent risquer d’apparaître comme hâtives mais nous souhaitons que cela soit dépassé au profit de l’aspect opérationnel et concret de notre projet.
Extrait : Introduction 4
Genèse du projet 5
A. Le Problème. 5
a) Constat. 5
b) Questions. 6
B. Un Besoin. 6
C. Finalité, Buts et Objectifs. 7
a) Finalité. 7
b) Buts. 7
c) Objectifs. 8
Conclusion. 8
Présentation générale du “Relais”. 9
A. Le Public accueilli. 9
B. Situation Géographique et lieu de vie. 9
C. Description de la structure. 10
Fonctionnement du “Relais”. 11
A. Le personnel. 11
B. L’accueil. 12
a) Les conditions d’accueil. 12
b) La durée de l’accueil. 13
C. La prise en charge. 14
D. Relais, Médiation et Quotidien. 14
a) Essai de définition de notre travail de médiation. 14
b) Relais et médiation : mise en pratique. 15
Eléments financiers. 20
A. Le mode de financement 20
B. Evaluation du coût global du Projet Relais. 20
a) Investissements 20
b) Budget prévisionnel. 20
c) Personnel. 21
C. Propositions récapitulatives. 22
ANNEXE 23
Genèse du projet
A. Le Problème.
a) Constat.
Tous, nous avons eu une expérience professionnelle antérieure, au sein de structures accueillant des jeunes en placement administratif ou judiciaire.
Nous avons ainsi constaté que certains d’entre eux se retrouvaient en situation difficile dans leur famille d'accueil ou leur institution.
Pour différentes raisons (vols, violences, injures, non-respect du cadre…), ces jeunes en viennent à créer un climat de tensions éprouvant, pour ceux qui les ont en charge et pour eux même.
Le projet mis en place avec l'institution ou la famille d'accueil est souvent remis en question dans ce contexte de "crise" larvée ou déclarée. C'est cette relation conflictuelle et douloureuse pour les deux parties qui amène inévitablement à une rupture peu ou pas réfléchie. Elle peut être temporaire, souvent définitive et se fait, à de rares exceptions près, dans l'urgence.
Cette urgence implique alors un manque de communication et de concertation entre les deux parties. Le conflit est rarement parlé par manque de temps et de moyens appropriés. Ce qui rend la décision prise souvent inefficace et apporte à l'institution ou à la famille d'accueil un constat d'impuissance teinté d'un sentiment de culpabilité, quand le conflit a pris des proportions dramatiques. D'autre part la décision d'exclusion et de réorientation ne fait que renforcer un processus d'errance d'institutions en familles d'accueil. Elle contribue, dans le cas où l'exclusion serait définitive, à établir le jeune dans une position d'échec permanent et dans une spirale infernale d'exclusion où les repères structurants sont absents.
Enfin, nous avons pu constater qu'en règle générale les différentes parties impliquées dans le conflit (le jeune, l'institution ou la famille d'accueil) avaient, avant tout, besoin de souffler, pour un temps plus ou moins long.
b) Questions.
Ce constat nous a amenés à nous poser les questions suivantes:
1) Qu'entend-on par "crise"?
2) Quel type de structure pourrait endiguer ce phénomène d'exclusion qui apparaît à la suite d'une "crise" ?
3) N'y a-t-il pas un manque de structures spécialisées dans le traitement de ce genre de situations, qui soient un lieu neutre relayant l'institution ou la famille et opérant une médiation entre elles et le jeune ?
4) Quels moyens spécifiques auraient-elles pour repenser et reparler le conflit, afin d'envisager un retour du jeune ?
B. Un Besoin.
En partant de ces réflexions, nous avons pensé qu’il existait un besoin réel d’un “Relais”, qui pourrait offrir une médiation, des outils nouveaux, afin de poursuivre un travail serein avec le jeune et ses éducateurs référents. Nous pensons orienter notre travail vers une population composée d’enfants à partir de 8 ans jusqu’à des adolescents de 15 ans, garçons et/ou filles, cas sociaux et/ou issus de la délinquance.
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