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Description : Les maîtres à penser du médico‐social nous ont concocté un nouveau point de
doctrine selon lequel on ne badine pas avec la parentalité des usagers en institution. Sous couvert de
leur citoyenneté, ce droit leur est reconnu par pur principe et ce nonobstant les devoirs inhérents.
Vogue la galère !
Ces sectateurs de la reproduction tous azimuts sont devenus malgré eux (laïcité oblige)
les chantres de cette exhortation biblique : « croissez et multipliez‐vous ». Si la « croissance » pose
problème, comme aurait‐dit le grand Charles : « L'intendance suivra » (en l'occurrence PMI, ASE et le
reste). L'éthique de conviction prévaut sur l'éthique de responsabilité et c'est là que gît tout le débat.
Extrait : Je considère donc qu'une institution qui n'a pas élaboré une réflexion sur ce
problème et qui ne l'a pas acté dans son projet institutionnel est une institution qui fait plus cas des
encadrants que des encadrés ! Lorsqu'une grossesse intempestive vient à son terme, si la réponse
institutionnelle consiste à externer les intéressés, il est aisé d'y voir une responsabilité de
déresponsabilité et l'incapacité d'avoir mis en place les moyens de prévenir cette situation. C'est de
la non‐assistance à enfant en danger ! Je terminerai par ce conte d'Idriss Shah: « Il était une fois un
petit oiseau qui voulait devenir ami avec un chasseur qui refusait. L'oiseau l'invite et lui prépare un
festin de graines. Mais le chasseur ne mange que du gibier. Alors l'oiseau se jette dans le feu en
disant: « bon appétit ! » Si la mystique et l'amour dévoyés peuvent conduire à ce type d'aliénation, il
en va de même pour ces enfants susdits dont le premier cri est « bon appétit » mes géniteurs.
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