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Description : Les malaises sociaux ont une existence visible que lorsque les médias en parlent. Ainsi donc, la misère sociale étant un fait "marginal", elle ne peut s'imposer au cœur des débats société que lorsque des événements dramatiques défraient la chronique. Cela à été le cas lors des émeutes de Vaux en Velin ou des bandes de jeunes chômeurs, immigrés incendiaient des véhicules, pillaient des supers marchés et s'en prenaient violemment aux forces de l'ordre. Derrière cette "guérilla urbaine" le problème de fond n'est-il pas ailleurs ? Pour répondre à cette question sulfureuse, il me semble important d’étudier le phénomène des bandes de jeunes dans sa globalité.
Extrait : En guise de conclusion, on peut dire que la situation dans les banlieues est le résultat de processus dont certains ont une existence historique. Effectivement, à travers l'histoire on constate que le phénomène de bande n'est pas nouveau, par contre actuellement il y a une surenchère de la violence. Cette surenchère est certainement due à la raréfaction des moyens de manifester sont mécontentement, dans ce que l’on appelait les « banlieues rouges », il existait des formes d’entraide et d’organisation des familles ouvrières ; il y avait aussi des militants politiques, des syndicalistes et même des curés. La disparition de ses médiateurs sociaux a contribué à l’augmentation d’un sentiment d’abandon que l’on remarque dans ces quartiers. De plus, les problèmes sociaux comme le chômage, les emplois précaires et surtout l'échec scolaire, tous ces mécanismes négatifs contribuent à enfermer dans un cercle vicieux des jeunes qui par leurs réactions se marginalisent encore plus. Se sentant rejetés, ils adoptent des comportements qui les exclus encore davantage, décourageant du même coup les rares bonnes volontés qui se manifestent à leur égard. D’autre part, au lieu d’analyser les causes du problème et d’y apporter des réponses, les hommes politiques se livrent à une surenchère sécuritaire, stigmatisant encore plus des jeunes en quête de reconnaissance. Enfin, les médias ont leur part de responsabilité, ils érigent les faits divers en événements prétendus symptomatiques, sur fond de catastrophisme permanent.
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